Faisons ensemble respecter nos droits, nos choix, nos voix !
C'est de notre vie dont il s'agit !

Un Tupolev part de l'aéroport deauvillais pour "ramasser" des clients en cours de route, destination, l'Egypte ! Dimanche 11 avril...

Oui, mais... les passagers une fois à bord de l'avion, se cramponnent lors du décollage, l'avion vibre de toutes ses tôles, les sièges sont à la renverse, pluie et morceaux de glace pleuvent du plafond de la cabine, bref, arrivés à Bordeaux, les passagers descendent et refusent de reprendre le même avion, direction Taba ! Vérification faite, les contrôleurs constatent que des roues sont usées, ainsi que d'autres anomalies, l'avion doit rester sur place, les passagers passent la nuit dans un hôtel et refusent de prendre le même avion pour continuer le voyage.

Bravo ! Aéroport de Deauville ! Accepter un appareil dans cet état pour une destination lointaine, présentée par un tour opérateur qui aurait dû leur apparaitre suspect compte tenu de l'état de l'avion, 166 personnes mises en danger par l'état de l'appareil, le laisser partir, c'est bien la confirmation de ce que nous ne cessons de dire : d'abord que le fameux trafic dont nous rebat les oreilles la Chambre de Commerce est gonflé, à plus d'un titre, par les prises en charges de passagers d'aéroports différents, mais comptabilisés sur Deauville (!), ensuite que les intérêts de quelques personnages qui se prennent pour des petits baronnets de province, à nos frais, et nos dépens, imposent un régime de trafic à n'importe quel prix, avant de prendre en compte les principes de précautions, générant des risques extrêmement dangereux pour les passagers et les riverains.

Or, il n'y a pas que les riverains directs qui soient menacés dans ce genre de catastrophes, des effets directs ou indirects peuvent détruire tout un environnement naturel et humain à des kilomètres à la ronde.

Nous allons donc, une nouvelle fois, attirer l'attention des pouvoirs publics, afin que les responsables soient prévenus. Nous aimerions savoir également pourquoi cette chambre de commerce d'Honfleur fait doublon avec celle de Lisieux ou du Havre. C'est au Havre compte tenu de son importance, que cet aéroport devrait servir, où sont les économies prônées ???

Actualités de février

Une réunion baptisée commission consultative a été réalisée par les services de l'aviation civile et a été présentée par la Préfecture du Calvados avec un simulacre d'étude d'impact destinée à faire accroire que les trajectoires des avions ont été «étudiées» pour limiter les nuisances.

  • L'étude a porté surtout pour tenter d'atténuer peu, en théorie, les nuisances de bruit, sur la zone résidentielle de Deauville, et son hippodrome, ainsi que les habitués de ces lieux.
  • Les appareils devraient devoir effectuer un virage sur la mer, à proximité des plages et donc de la côte, sans doute afin de ne pas effrayer les chevaux, mais de pouvoir polluer tranquillement les eaux de la Manche à proximité des plages, sans oublier la faune marine, dont l'utilité et la nécessité de la sauvegarde est vitale. En oubliant de préciser qu'entre le point de virages où les avions, qui ne sont tout de même pas des hydravions, devront virer, ils survoleront les zones urbaines et habitées de la côte...
  • Il paraitrait que l'altitude de vol serait rehaussée de 1000 feet, ce qui ne veut pas dire grand chose sauf en théorie, mais en pratique chacun sait que ces vols s'effectuent à une altitude telle, que l'on peut lire sans lunette le nom de la compagnie sur le fuselage, et que le souffle des réacteurs font plier la cime des arbres et trembler tuiles et ardoises des habitations. Alors, que les intéressés posent la question aux oreilles de leurs chevaux, mais pour croire en ces affirmations, il faudrait avoir la foi du charbonnier.
  • Pour les riverains, il faut comprendre, sans avoir inventé le fil à couper le beurre, que d'une altitude prétendue plus élevée, les gros porteurs vont devoir atterrir toujours au même endroit, sur une piste qui, elle, a été aplatie, aplanie, pour cause d'instabilité due aux inconvénients du terrain argileux et peu stable, mais qui n'est pas surélevée et reste à la même place.
    Peut-on nous expliquer si les appareils vont devoir atterrir à la verticale, côté Croix Sonnet, ou s'ils devront faire un nouveau détour pour prendre la piste dans de meilleures conditions côté Saint Gatien ? Mais, de ce côté-là, il nous est expliqué qu'il sera nécessaire de pratiquer des atterrissages «à vue» pour cause de non fonctionnement des instruments qui existaient, mais qui ne sont plus en état et coûteraient trop cher s'il fallait les changer... La foi du charbonnier, nous ne l'avons plus depuis longtemps.
  • Pour l'étude d'impact annoncée, nous l'avons vainement cherché, aucune étude des conséquences des ces trajectoires sur l'environnement n'a été produite, pas plus que leurs effets néfastes sur la mer, la terre, les arbres, la forêt, ni le bruit, la pollution, les risques pour les habitants, la faune, la flore, etc.
  • Tout ceci n'est qu'une mascarade et nous dénonçons formellement ces alibis grossiers visant à faire croire que les populations sont informées et protégées et que les vraies questions ont été posées et traitées.
  • Nous avons demandé une étude de bruit, elle n'a pas été faite, le reste n'est que billevesées !!!

ET BLALBLABLI ET BLABLABLA...

Depuis quelques jours, le paysage médiatique a changé : pluie d'annonces pour des travaux pléthoriques pour un aéroport pharaonique, en réalité ça fait 20 ans que nous est annoncée la venue du divin messie aéroportuaire de Normandie qui n'est en fait qu'une plate forme de charters low cost qui emmènent une clientèle locale qui cherche ailleurs, sans doute, ce qu'elle ne trouve pas ici... Beau résultat.

Nous en avons assez de ces "blablabla" sur la "dynamique" de l'aéroport, en fait, nous n'avons plus vu d'avions s'envoler ou atterrir, depuis plus de trois mois... Et les vols précédents n'arrivaient à être remplis pour combler les places vides qu'en jouant les taxis-ramasseurs de passagers auprès des aéroports de Brest, de Nantes et de certaines plateformes en peine de clients...

La diminution du trafic de la clientèle commerciale avouée pour des causes diverses mais non crédibles, ne fait qu'ajouter au malaise actuel qui semble peser sur l'absence du développement de la clientèle pour cette année 2009.

Ça n'empêche pas les différents "directeurs" de l'établissement (combien en trois ou quatre ans : trois ? quatre ?) de se montrer toujours optimistes, il vaut mieux le rester en effet, si l'on veut justifier de son poste, et donc, de continuer à clamer les multiples avantages des vacances/charters à prix réduits... Prix réduits par des réductions de tarifs dont nous aimerions connaître le montant de la part compensatoire financée par le Syndicat Mixte, donc par nos deniers, pour pallier les déficits des compagnies. Mais là, c'est le black out !

En revanche, il est quand même annoncé, avec des variations diverses, de 8 à 10 millions d'euros (monsieur Le Vern, président de région de Haute Normandie), de travaux de renforcement de piste (pour la quatrième fois), de balisage d'approche (idem) et de je ne sais quels aménagements d'accueil de passagers, le tout aux frais du Syndicat Mixte, cette trouvaille inventée pour utiliser des deniers publics ramassés auprès de toutes les collectivités et autres superpositions d'organismes qui n'ont d'autre sens que d'embaucher des salariés financés par l'Etat et les régions, qui ajoutent aux déficits dont la France crève à petits feux.

Au fait, le triumvirat créé pour gérer cet organisme sera présidé par qui, après les élections régionales, si le vote des citoyens en change la donne ? Sont concernées les élections en Haute et Basse Normandie, le troisième participant étant le maire de Deauville, pour lui, il faudra attendre les élections municipales...

Pour assaisonner le tout, il faut savoir qu'une noria de gros camions va envahir nos routes déjà déformées par le gel et la neige, par centaines et par jour, pour les travaux de renforcement, et autres aménagements divers; autrement dit, Saint Gatien des Bois, Touques et probablement Bonneville sur Touque, durant trois mois, seront coupés à la circulation car comment rouler derrière des files de camions qui vont transformer nos routes en champs de labours glissants, à raison d'un camion toutes les cinq minutes ???

Il fallait prévenir les populations, disent-ils. Certes, il faut que la piste soit sécurisée, puisqu'elle est construite en définitive sur un ancien terrain de marécage, mais il aurait surtout fallu ne jamais l'avoir faite, ni avoir continué à développer ce cancer, cette source de pollution, de bruit, de mise en danger, cette fabrique de CO2, ce montage factice et foireux, qui entraîne de long en loin, des conséquences irréversibles, dommageables et donc condamnables.

Et nous devrions payer une taxe carbone pour cette usine à CO2, aussi inutile que factice ? Alors qu'il existe d'autres aéroports concernant des bassins d'activité de plus de 300 000 personnes ? Pour une petite ville de près de 4000 habitants ? La copie est à revoir en ce qui concerne ces aéroports de province qui sont tous déficitaires, et celui-là en particulier, qui ne survit que par les perfusions financières des contribuables. Tant qu'il existe, à lui de payer cette taxe au maximum. L'Etat aurait sa part, l'environnement et la recherche une autre part, et la population concernée par les dommages et préjudices, une part, même modeste mais sûrement bien accueillie, qui rétablirait une petite part d'égalité citoyenne.

Lettre à Monsieur le Préfet du Calvados
(Recommandé avec accusé de réception)
Concerne le PLAN D'EXPOSITION AU BRUIT ET AUTRES.

Monsieur le Préfet,

Je vous confirme nos différents sujets de contestations et de protestations à l'encontre des agissement mis en oeuvre pour contourner et détourner différentes législations relatives à la démocratisation des enquêtes publiques, article 4 de la loi 836-630 du 12 juillet 1983 relative à la démocratisation des enquêtes publiques, précisant que le rapport et les conclusions motivées du commissaire enquêteur ou de la commission d'enquête doivent être rendues rendus publiques.
« Le rapport doit faire état des contre-propositions qui auront été produites durant l'enquête ainsi que des réponses éventuelles du maître d'ouvrage, notamment aux demandes de communication de documentation qui lui ont été adressées. »

  • Or, aucun affichage n'a été annoncé nulle part.
    Aucune annonce publique à travers la presse locale n'a été produite par les pouvoirs compétents.
    • Aucune réunion publique n'a été organisée pour présenter une version définitive, après l'enquête, ayant trait aux nombreuses questions posées sur la répartition des zones de bruits ubuesques limitées, malgré nos nombreuses demandes et interpellations, au cantonnement des zones de bruit A et B sur la longueur de la piste, signifiant en réalité à la suppression des zones de bruit, sous des prétextes fallacieux et inacceptables.
    • Aucune étude ni prise de son n'a été réalisée pour délimiter les zones de bruit, alors que l'expert diligenté par le Tribunal administratif de Caen a produit des études en conformité avec les échelles de bruit réel relevé en fonction de la situation géographique des habitations des riverains et leur degré d'intensité suivant les types d'appareils.
  • Ainsi que nous le constatons, le Syndicat Mixte est une source constante d'augmentation des budgets que le citoyen contribuable doit assumer, alors que les résultats tant économiques que financiers se sont révélés improductifs, inutiles et totalement factices : son coût, depuis des années est totalement disproportionné par rapport aux avantages, et nous apprenons que le « saucissonnage » continue : de nouveaux budgets pour différents travaux, prévus par tranches, contrairement à ce que prévoit la législation, sur plusieurs années et relatifs à un même et unique projet.
  • Enfin, alors que des accords ont été conclus entre le Ministère des Armées, les pouvoirs Publics, et la Chambre de commerce, suivant les réserves du commissaire enquêteur en 1990, et en raison d'abus permanents et insupportables autant que dangereux, l'ensemble de ces accords et recommandations est à nouveau bafoué, et le mot est faible, car durant deux jours, les 27 et 28 octobre, des avions militaires de gros tonnages ont pratiqué des survols sur toutes les communes autour de l'aéroport, à très basse altitude, durant au moins une douzaine de passages, en guise de provocation.
    Des appareils civils se sont distingués également le lendemain, une bonne partie de la journée, après avoir sans doute fait halte à l'aéroport à l'heure du déjeuner, appréciant sans doute de s'entraîner à proximité des planches de la cité balnéaire, sans se soucier d'accaparer nos espaces respiratoires et nos lieux de vie. Nous payons des impôts de plus en plus chers et demandons des explications et ensuite des engagements formels et indiscutables.
  • Parmi tous ces sujets, le Président de la Chambre de commerce a fait état de travaux, parmi ceux déjà prévus, d'une installation de rampes lumineuses qui seraient avancées sur la piste, direction Croix Sonnet, « qui devraient permettre aux appareils qui atterrissent à une altitude de 1OOO mètres, de pratiquer des atterrissages encore plus bas, environ à 700 m »......
    Or, les avions quel qu'ils soient, atterrissent généralement à environ 30 mètres du sol, la plupart du temps comme certaines photos l'attestent, au ras des habitations, les roues pratiquement sur les toits.
    Inutile de commenter cette déclaration dans des termes qui conviendraient, mieux vaut se limiter à relever une manifestation à la fois d'inconscience et d'amateurisme ; en revanche ce qui est certain, c'est que nous n'attendrons pas les conséquences de ces mises en dangers pour placer les maîtres d'ouvrages face à leurs responsabilités.

Voici donc, Monsieur le Préfet, ce qui a été exposé lors de notre Assemblée générale et validé par l'opinion de tous les participants, ainsi que par les protestations, courriers et avis des riverains et des sympathisants, et que nous transmettrons aux autorités et ministères susceptibles de mieux comprendre nos indignations. Il m'a donc paru normal de vous en communiquer les principaux sujets.

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l'expression de ma grande considération.

C. Célice