Faisons ensemble respecter nos droits, nos choix, nos voix !
C'est de notre vie dont il s'agit !

Le grenelle de l'environnement

C'est le mois consacré au GRENELLE de l'ENVIRONNEMENT. Ne le manquez pas. Il existe un site : legrenelle-environnement.gouv.fr durant tout le mois. Vous y trouverez citées, les régions qui ont proposé des séances de travail sur le sujet, le Calvados manque à l'appel alors qu'il est le premier concerné, n'oubliez pas de le signaler.
Car il existe des forums où l'on peut s'exprimer, donner des idées, ses opinions, différents sujets sont à traiter, et c'est la première fois que vous pourrez vous exprimer librement auprès de responsables du Gouvernement, vos textes peuvent être publiés sur le Forum, c'est pourquoi il faut absolument montrer votre intérêt primordial en la matière.

Vous pourrez parler du Bruit et de ses effets néfastes sur la santé et le coût engendré par ses méfaits sur les systèmes cardio vasculaires et les retombées neurologiques en particulier. Des effets du déboisement et de la déforestation, de la faune et de la flore qui participent à notre équilibre biologique, rappelez vous du film d'Al Gore, de la fonte des glaciers, de la faune menacée, de tout l'écosystème que nous avons, à l'ADRAD, toujours défendu, voilà maintenant que les principaux responsables de ce désastre programmé commencent à faire semblant d'en prendre conscience, tout en rejetant toujours sur "l'autre" les erreurs et les FAUTES. Nous nous sommes toujours battu, face à des murs, aveugles, obscurs, et obtus, toutes négligences et insupportable arrogance confondues.

Trouville, Hennequeville, toute la Côte et l'intérieur des terres jusqu'à Honfleur paient aujourd'hui à nouveau l'irresponsabilité des Conseils Régionaux et Généraux qui refusent de consacrer les moyens nécessaires pour protéger la colline qui s'effiloche depuis des années, par la faute, entres autres, de l'aéroport et de ses 42 000 m² de surface bétonnée sur laquelle les gros porteurs pèsent comme sur un éclair au café garni de crème, comme dirait un acteur de la Défense du littoral pour donner une image : On appuie sur l'éclair et toute la crème roule à terre. Sans parler des vibrations des réacteurs au décollage et à l'atterrissage. Nos détracteurs disent que ça n'est pas prouvé. Le contraire non plus, ils ne peuvent le prouver, certes, il existe d'autres raisons qui tiennent à la nature du terrain, à la déforestation, aux enrochements qui ne sont pas faits, mais en attendant nous payons cette mauvaise foi. Et les bassins d'orage qui devaient être créés sur l'aéroport d'après l'étude d'impact, ne sont toujours pas là...

Quant au C02 : à titre d'exemple, un aller-retour Paris New York produit 2,94 tonnes de C02 par personne. Il est clair qu'il n'est pas question de supprimer les transports aériens, mais les sources de fabrique de CO2 émises par les aéroports inutiles et de façade, oui. Et les "retombées économiques, les emplois, les salaires ?" Il y a mille façons de créer des "retombées économiques, des emplois et des salaires" dans le domaine du transport à condition de s'en donner la peine et les vrais moyens, dans un bon équilibre.

COUR EUROPEÉNNE DE JUSTICE : LA REQUÊTE DE L'ADRAD EST RECEVABLE

La Cour Européenne de Justice vient de nous faire savoir que notre recours déposé en 2004 a été JUGÉ COMME RECEVABLE.
La Chambre a indiqué au Gouvernement que ses observations devraient porter sur les points suivants :

Les autorités Nationales ont-elles pris les mesures nécessaires pour assurer la protection effective des requérants au respect de leur vie privée et familiale et de leur domicile, tel que garanti par l'article 8 de la Convention ?

En particulier :

  • L'extension de l'aéroport de Deauville Saint-Gatien a-t-elle été opérée conformément aux dispositions de droit interne pertinent au sens de l'art. 8 de la Convention ?
  • A-t-il été ménagé un juste équilibre entre les intérêts des personnes qui vivent à proximité de l'aéroport et ceux de la société dans son ensemble et le processus décisionnel a-t-il comporté la réalisation d'enquêtes et d'études appropriées visant à prévenir et évaluer à l'avance les effets de l'extension litigieuse sur l'environnement et les droits des riverains ?
  • Le rejet de la demande d'indemnisation formulée par les requérants en raison de la perte alléguée de la valeur vénale de leurs propriétés respectives, porte-t-il atteinte au droit au respect des biens des requérants, tel que garanti par l'article 1 du 1er Protocole additionnel à la Convention ?

Nous devons maintenant attendre la réponse de l'Etat, à laquelle il nous sera possible de répondre, le tout dans un temps assez bref.

Commission consultative de l'Environnement du 19 octobre 2006, consultée pour émettre un avis relatif à la procédure de révision du plan d'exposition au Bruit.

La première remarque : la commission consultative est créée pour émettre un avis, et, éventuellement, pour délibérer, ce qui ne signifie pas pour "émettre un vote", notamment sur une présentation d'un P.E.B. dont les éléments fournis ne correspondaient pas à la réalité : le plan présenté n'était pas le bon ; ensuite, les indices Laden annoncés n'ont pas été explicités comme je l'ai demandé, avec d'autres participants. Enfin, aucun relevé d'indices de bruit n'a été effectué pour mesurer que ces indices correspondaient aux zones de bruit fixées de façon totalement aléatoires et non en fonction de la réalité des nuisances, mais en fonction des désidératas des choix des décideurs.
Comment accepter ces nouveaux zonages de Bruit, alors que l'extension du trafic était et est toujours établi dans une projection beaucoup plus importante qu'elle ne l'est aujourd'hui, (jusqu'à 2020) et que sans tenir compte de ce fait, les zones de protection soient réduites par rapport à celles qui existaient auparavant, et les zones constructibles augmentées ?

Le P.E.B. doit tenir compte des zones de bruit que les riverains ont et auront à subir et c'est à l'urbanisation prévisible de s'adapter à l'existence de ce Plan d'Exposition au Bruit.

Par quelle aberration absurde veut-on nous faire croire que la zone "A", bruit très fort, soit limitée à la longueur de la piste seulement, alors que les projections des mouvements d'avions sont prévues pour une quinzaine d'années à venir, et que les mouvements d'avions (un mouvement au décollage + un à l'atterrissage) n'ont pas été correctement annoncés lors de la tenue de la commission, les documents définitifs ayant été remis plus tard ? Et que vient faire la zone "B", bruit fort également, sur la longueur de la piste ? C'est assez difficile à admettre.

La deuxième remarque : Ainsi que je l'ai fait remarquer, L'ADRAD ne considère pas que la délibération présentée aux participants autorisés à donner leur avis, constitue un vote, d'autant que comme vous l'a fait remarquer Monsieur Bélis, nous n'avions aucun élément définitif pour pouvoir en juger, le plan présenté par projection filmé ne l'étant qu'à titre d'exemple et le projet présenté, qui ne nous a été montré que quelques minutes, ne concernait pas l'aéroport de Deauville...!

Il faut rajouter à cela que l'argument annoncé présentant les types d'avions annoncés comme faisant "moins de bruit" que les avions d'autrefois, relève de la plaisanterie : Un Mac Douglas Douglas, à 5 KMS. DE LA PISTE, AU DECOLLAGE, fait encore près de 100 décibels ; ce qui veut dire qu'à 800 mètres, ou 1 Km., on doit se retrouver à 130 décibels (voir copies jointes, émanant de la D.G.A.C. donc, à vérifier sur place par prises de son, pour être à peu près certain d'obtenir un indice conforme à la réalité).

Pour résumer :

  • Nous demandons que les zones de bruit soient reconsidérées en fonction de la réalité des nuisances. Nous rappelons que les échelles de mesures pour évaluer la nocivité du bruit, indiquent "qu'un avion au décollage, en général, implique 120 décibels, qui constitue le seuil de la douleur".(septembre 2005)
  • C'est ce qui a été relevé par l'expert nommé par le Tribunal Administratif de Caen, lors de l'expertise réalisé pour le compte de l'ADRAD, et qui a été balayée du coude par les techniciens de la DGAC, comme étant dépassées, ce qui est FAUX. L'étude en question démontre bien que l'indice Laden 70 considéré comme une zone de bruit, établi en fonction de tels et tels critères, n'est qu'un moyen pratique de "noyer le poisson" ; mais en vérité, il correspond bien à un INDICE de bruit, qui, traduit en décibel, signifie de 120 à 130 décibels à 800 mètres/1000 mètres du seuil de la piste. Vous trouverez ces correspondances en décibels dans les copies jointes.
  • Nous demandons donc qu'une étude de bruit avec prises de son soit réalisée par un expert indépendant, à partir de décollages et d'atterrissages d'appareils pratiquant l'aéroport de Deauville.
  • Evaluation de l'impact relatif à l'exploitation aéroportuaire.
  • D'après la directive aéroportuaire 2002/30/CE du 26 mars 2002 relative à l'établissement de règles et de procédures concernant l'introduction de restrictions d'exploitation liées au bruit dans les aéroports de la communauté, entre autres directives, il en existe une qui préconise la suppression d'appareils particulièrement bruyants et qui ne sont plus autorisés à circuler : tels les Tupolev, et les Mac Douglas qui ne devraient pas atterrir sur l'aéroport de Deauville.
  • D'autre part, le procès verbal relate mes observations concernant la présence nécessaire et évidente des communes directement concernées par les nuisances de bruit.
  • Enfin, le procès verbal évoque la notion "d'utilité Publique" à prendre en considération dans les décisions concernant l'urbanisme, il n'en a nullement été question dans le cadre de la Commission Consultative concernant l'établissement du Plan d'Exposition au Bruit et je ne vois pas en quoi cette notion concerne cette étude. Une enquête publique, en revanche, doit se tenir sur la révision de ce P.E.B. et l'ADRAD demande d'en être informée dès que la date en sera fixée.

Il semble que nous devions à votre demande, répondre rapidement, c'est la raison pour laquelle je ne prends que très peu de temps pour étudier ce procès verbal de la réunion du 19 OCTOBRE 2006.

Veuillez croire, Monsieur le Préfet, en l'expression de ma respectueuse considération.

Le Plan d'exposition au bruit et les projets d'urbanisation ne sont pas compatibles.

La plupart des populations concernées par le Plan Local d'Urbanisme (P.L.U.) était dans l'ignorance totale d'une enquête publique sur le sujet, annoncée en fait, par une parution dans les Annonces Légales dans un exemplaire de la presse locale du 2 février, sorte d'annonces que personne ne lit, chacun le sait, surtout les acteurs de ces mises en scène, qui s'abritent derrière ces subterfuges pour déclarer, la main sur le coeur, "mais ça a été annoncé !", en prenant bien garde de ne pas préciser : "dans les annonces légales" parce qu'ils savent bien que très peu de lecteurs lisent ces pages.

Quand il s'agit d'un sujet aussi important, établi pour des décades et qui modifient notre environnement et notre paysage futur, il devrait être obligatoire de donner une information éclairée et détaillée dans les médias au moment de l'Enquête Publique : ce sont des sujets de fond qui méritent d'être explicités et surtout décodés et ce ne sont pas les contribuables citoyens qui sont au service du bon vouloir des services publics, mais l'inverse.

En dehors du fait que 300 hectares devraient être urbanisés sur les zones Trouville - Hennequeville - La Croix-Sonnet - Touques, personne ne nous a expliqué quels étaient les futuroscopes de ces nouveaux paysages. S'agit-il d'immeubles, de maisons individuelles, d'équipement sociaux, de tourisme, de parcs paysagers, de bureaux ? Connaît-on, en résumé, la nature de l'habitat ? des moyens d'accès, des équipements nécessaires en électricité, en eau potable, denrée rare, en écoles, quelle densité de population, de circulation ?
Les zones fragiles sont certes évoquées, la présentation de l'enquête nous indique avec une bonne conscience affichée sur ce sujet qu'il en est tenu compte, mais quand on va au fait au prendre, les prospectives se diluent dans de vagues affirmations de principe dont on ne retrouve pas beaucoup de traces dans l'exposition des réalités.

UNE FOIS DE PLUS, NOUS SOMMES MIS DEVANT LE FAIT ACCOMPLI. Une seule chose nous paraît claire :
Si les zones de bruit très fort et fort sont cantonnées sur la longueur de la piste de l'aéroport uniquement, c'est bien pour diminuer les zones de protection autour de l'aéroport et donc pour augmenter les zones d'urbanisation.

Ce qui veut dire, en clair, que l'urbanisation, en particulier à la Croix Sonnet, va être AUTORISEE et ouverte au Bruit, à la pollution, aux risques aériens. Ce qui est contraire à toutes les législations visant à protéger les populations des nuisances graves existantes à la proximités des aéroports, qui ne peuvent qu'aggraver la dévalorisation de leurs biens.

Chapeau bas devant les astuces des instigateurs de ces mystifications, et de leurs comparses technocrates et autres, qui ont mijoté un Plan d'exposition au bruit copies conformes aux désidératas des décideurs locaux.
LA MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT L'A DIT : IL Y AURA BIEN ENQUÊTE PUBLIQUE.
En réalité, elle devait passer à la trappe !

Pour comble de tous ces excès, l'enquête Publique pourtant annoncée lors d'une réunion , déjà évoquée, le 19 OCTOBRE DERNIER à la Sous-Préfecture de Lisieux devait être "effacée". Par le plus grand des hasards, cette question évoquée devant la Ministre de l'Environnement, a été réglée : l'ENQUETE PUBLIQUE EST OBLIGATOIRE, et elle aura lieu. Et pan sur le bec. A SUIVRE QUAND MÊME.

Nous ferons une réunion dès qu'elle sera annoncée, suivez les annonces légales, (!) une Enquête publique dure un mois, nous vous préviendrons. Nous vivons paraît il dans un Pays de Droit. Dans un Pays, je veux bien le croire, mais dans cette Région, NON.

Ne vous endormez pas parce que Ryanair a jeté l'éponge. Sachez qu'un nouveau "chercheur" de nouvelles lignes aériennes "à bas prix" est programmé par la C.C.I. d'HONFLEUR. Et que le P.E.B. c'est pour 15/20 ans qu'il nous est servi...