Faisons ensemble respecter nos droits, nos choix, nos voix !
C'est de notre vie dont il s'agit !
Editorial de décembre 2007
L'année 2007 est en bout de course. Les grands projets tonitruants concernant l'aéroport, semblent, eux, à bout de souffle. Le trafic ne semble pas avoir été au rendez vous des espérances régionales, bien que nous ayons été contraints de subir des vols à trop basse altitude cet été. Une seconde mouture de la Commission Consultative sur l'Environnement a figuré dans l'agenda, mais elle ressemble de plus en plus à une coquille vide de sens. Les maires concernés par les zones de bruit et les servitudes aéroportuaires n'y sont pas conviés, les représentants de l'Environnement et de la Forêt n'y assistent pas, bref, en dehors des organismes qui sont parties prenantes, le terme de « Consultative » est réduite à peau de banane, les apparences sont à peu près respectées, en passant très vite, mais les sujets se traitent... ailleurs.
On peut considérer que toutes ces stratifications administratives, communautés de communes, structures inter communales, comités d'agglomérations, Sivom, comités d'urbanisme, P.L.U. et tutti quanti ne sont que des usines à gaz qui coûtent un argent totalement disproportionné avec l'objectif présenté aux gogos comme d'un meilleur moyen d'établir des liens démocratiques avec les populations. Même en rêve, aucune trace, bien au contraire. Chacun se réfère à l'autre, les parapluies sont de plus en plus ouverts, personne n'y comprend plus rien, et une fois le fait accompli, il est de bon ton de s'entendre dire, « mais nous vous avons tenu au courant... ».
Les régions reçoivent des budgets royaux, si j'en juge par ce qui se passe par ici, et les « chefs de Région » se font élire Présidents de Régions quand ça les arrange, pour laisser tomber, quand il s'agit de se faire élire là où ça les arrange davantage. L'idée originelle de ce passage de Pouvoirs aux Régions vient de qui ? et d'où ? et remonte à quand ? Il paraît que c'est « plié » depuis longtemps mais remis au goût du jour depuis l'an 2000... Le principe est sans doute intelligent, l'application désastreuse parce que beaucoup trop technocratique, comme toujours dans ce Pays. Sans vouloir évoquer le sujet des intérêts souvent particuliers qui passent avant l'intérêt général, ce qui n'est pas assez dénoncé et poursuivi : pour construire, il faudrait d'abord assainir...
Nous restons vigilants pour la suite, les procédures en cours, l'enquête Publique sur le Plan d'Exposition au Bruit.
Continuez à nous écrire ou nous faire part de ce que vous remarquez d'anormal, le Maire de Saint Gatien a reçu de nombreux courriers de protestation cet été en raison de passages dangereux d'appareils bruyants et ne respectant pas l'altitude en phase d'atterrissage et de décollage. Il a transmis certains courriers en Préfecture. Faites-en autant.
Cet Editorial est lucide, mais non dénué d'espérance, toujours elle, qui nous fait vivre. Le Grenelle de l'Environnement a tracé une bonne et grande route, mais il va falloir veiller à ses applications multiples au fur et à mesure et dénoncer toutes formes de laxismes et de passe-droits en cette matière ; bref, il faut toujours se battre pour continuer de préserver le plus possible notre richesse naturelle, cette richesse qui devient de plus en plus rare, donc recherchée et convoitée par tous les prédateurs de bonne ou mauvaise foi, qui, une fois envolés, laissent des atteintes graves et irréversibles.
Editorial de novembre 2007
Le Grenelle de l'Environnement a fermé ses portes. A nous de maintenant reprendre le relais, car il ne faut pas trop compter sur les lobbies de l'Aviation Civile ni des notables locaux pour le faire ; pour ne vous citer qu'un exemple, lors de la dernière réunion de la commission consultative sur l'Environnement, aucun de ces messieurs de l'aviation Civile ni de la Chambre de Commerce n'a évoqué ce sujet qui les concerne pourtant directement, au contraire ils se pâmaient de plaisir en nous confirmant que le trafic de l'aéroport se développait, merci, oui, le nombre de passagers, nous ne savons pas, mais les passages d'appareils au-dessus de nos têtes, oui, nous confirmons.
Le nombre de passagers COMMERCIAUX serait en légère augmentation, suivant leurs dires, quelques 60.000 à ce jour, pour l'année 2007. Mais ce chiffre est augmenté par les passagers divers qui, comme vous le savez, ne rentrent pas dans le décompte des aéroports français au plan national. Donc, le bourrage de crâne quant au nombre de passagers, comme d'habitude : avions d'aéroclub, jets privés, trafic des chevaux, météo, entretien du site, entraînements etc... Pour le principal, le sujet a été le Plan d'Exposition au bruit et les zones d'urbanisation : 70 hectares sur le plateau de la Croix Sonnet. Nous avons développé tous les inconvénients et les risques majeurs concernant l'hôpital, le collège, l'augmentation de population, le camp des gens du voyages qui représenteront près de 1000 personnes à vivre en surplus dans cette « banlieue de Deauville » qui considère depuis longtemps que la Croix Sonnet est l'une de ses banlieues-Poubelles.
Le problème est que Deauville en subit le contrecoup, sa population touristique devient elle-même celle d'une banlieue de banlieue, car toutes ces populations ne peuvent rester cantonnées dans les lieux qui leurs sont assignés, et elles vont se déverser sur Deauville Trouville dont la capacité d'absorption est déjà à saturation. Ces décisions sont aussi la marque d'un manque de respect envers les citoyens contribuables.
Il en est de même pour le sol et la nature de ce sol : ne pas tenir compte des avertissements que la nature nous a donnés, est une faute grave. La composition de ces terrains ne sont pas faits pour supporter des urbanisations de masse, avec les surfaces de béton et le poids des constructions, sans oublier et c'est capital, le poids des gros porteurs qui fait vibrer le sol, et provoque, avec la déforestation, des affaissements de terrains dont chacun garde en mémoire les effets dévastateurs.
Que dire de la dénaturation des paysages considérés comme pittoresques et qui sont d'ailleurs inscrits au site ou protégés, comme l'est la forêt, et enfin, pourquoi personne, sauf nous, ne veut tenir compte de la perte de notre patrimoine immobilier et environnemental, de notre qualité de vie et surtout, de l'accroissement des risques subis ? Que ce soit en ce qui concerne l'Hôpital, le Collège et tous les habitants des alentours.
Il n'est pas question d'un éventuel « développement économique » si c'était le cas, ça se saurait, et la question ne se pose même pas parce qu'elle n'a pas de fondements, mais d'une satisfaction donnée à l'ego de quelques uns, et à l'absence de la pratique de l'Intérêt général qui consiste à respecter l'Environnement, les personnes et les biens...
Enfin, il faut évoquer un autre sujet que l'on retrouvera dans les journaux régionaux : le lanceur sur orbite du Syndicat Mixte créé pour le « développement du trafic de l'aéroport » par le Président de REGION DE Basse Normandie avec son « collègue » le Président de Région de Haute Normandie et le maire de Deauville, Monsieur Duron, donc, a décidé de se présenter aux élections Municipales de Caen, et a donc choisi de quitter la présidence de la Région : ça ne l'intéresse plus, en tous cas moins que d'être, s'il est élu, Maire de Caen. Il s'y emploie d'ailleurs par tous les moyens, courriers, lettre, « animations » des Lycées et Collèges, etc. etc. C'est ce l'on peut appeler une forme d'appétit sans vergogne. Il faudrait demander à ses coéquipiers du Conseil Régional ce qu'ils pensent de ce jeu de chaises à la carte, sans doute que la carte du Menu doit être meilleure à la cantine de la Mairie. Il faut lui laisser la destinée le conduire sur son chemin !....
Editorial d'octobre 2007
Nous avons modifié l'adresse de notre site pour des raisons techniques et nous n'avons pu la communiquer plus tôt. C'est maintenant chose faite, des courriers sont partis, en même temps que la convocation à notre Assemblée Générale annuelle qui se tiendra le samedi 10 novembre, à l'Hôtel Mercure, à Trouville, à 18 heures. Ce changement d'adresse sera peu à peu communiqué, chaque fois que possible par voie de presse, ou de bouche à oreille, et nous demandons à chacun de la recommander autour de vous, car c'est pratiquement le seul moyen de nous faire entendre, ce qui est très important, le site est fréquenté en moyenne par 1000 à 1500 personnes par mois en période de croisière normale.
Septembre et octobre sont des mois de travail consacrés au Grenelle de l'Environnement. Le site écologie.gouv.fr donne en détail la liste des sujets traités, et la carte géographique des régions qui ont nommé des groupes de travail. Alors, ne soyez pas étonnés, la Basse Normandie n'y figure pas, pratiquement la seule !... Le Développement Durable, ce ne doit pas être fréquentable pour cette région, pensez donc, les "grosses têtes" Régionales et Départementales n'ont pas le temps ni surtout l'envie de s'interroger sur les effets des risques technologiques, de la déforestation, du respect de la protection de la faune et de la flore, et de la fabrique d'émanations de CO2, dont elles peuvent s'enorgueillir de cultiver une production soutenue mais non rentable, dans un objectif indéfendable.
Il semble que le moment soit venu de vous faire entendre par e-mail ou tout autre moyen de communication pour donner votre avis sur le sujet, il existe un comité de réflexion au Havre.
L'été est terminé et nous avons pu constater de nombreux passages beaucoup trop près de nos toits, il faut citer Air EUROPA, spécialiste dans le genre. Il faut dénoncer aussi plusieurs décollages DE NUIT aux alentours de 23 HEURES. Or les vols de nuits sont interdits à Saint Gatien des Bois : nous rappelons qu'un projet de loi, établi en 1999 et voté en 2000, suivant les recommandations d'une commission comprenant deux parlementaires socialistes, Messieurs Philippe Duron et Alain Le Vern, a porté création de "L'autorité de régulation et de Contrôle de l'environnement sonore Aéroportuaire".
Eh oui ! il faut de tout pour faire un monde. Il y étaient, ils ont participé, mais sitôt la petite réunion terminée, pfuitttt, ils ont tout oublié. Peut-on faire confiance aux engagements de ces deux personnages sans mémoire ?
Mais l'AUTORITE en question existe. Nous, ne l'avons pas oublié.
Venez, s'il vous plait, à notre Assemblée Générale, et dites-le autour de vous. Nous avons besoin de votre présence, et vous avez besoin d'être présents, si vous voulez nous aider et vous aider. Nous comptons sur vous. Merci.
Editorial d'août 2007
Un été pourri... Finalement bien pratique pour laisser parler le vent et la pluie et permettre aux manageurs de tirer la couverture sur leurs silences. Plus question d'enquête publique sur le Plan d'Exposition au bruit autour de l'aéroport, promise par le Préfet (le précédent Préfet). Deux autres enquêtes Publiques étaient en attente de l'avis de la Commission d'Enquêtes : l'une sur l'installation des "gens du voyage" à la Croix Sonnet, pour laquelle la Commission d'Enquête a rendu un avis, assaisonné de "réserves" qui laissent tout possible malgré ou grâce aux imprécisions et recommandations inverses à l'avis favorable, et l'autre concernant le P.L.U. (plan local d'urbanisation) qui ne tient pas compte du projet de la future Enquête Publique sur le Bruit, apportant ainsi la preuve, une fois de plus, que les avis de la population comptent pour du beurre. En effet cette enquête sur le P.L.U qui devrait tenir compte du P.EB., lui-même établi en fonction des relevés de décibels autour de l'aéroport, relevés qui n'ont pas été effectués, a fait l'objet d'une étude par le Commissaire Enquêteur qui a donné un avis favorable assorti de certaines recommandations dont la Communauté de Communes de Deauville ne semble pas tenir compte. Il est vrai que les comptes-rendus médiatiques sur ce sujet ne sont pas plus clairs que ce que les dirigeants de la Communauté de Communes ont bien voulu leur laisser entendre, c'est à dire, le moins possible. Dans l'obscurité, on y voit moins clair que le jour, et la nuit tous les chats sont gris.
En résumé : Les dirigeants locaux et les consultants technocrates que nous impliquerons comme les responsables en cas de malheur pour les riverains, considèrent que le Plan d'Exposition au Bruit qu'ils ont élaboré est le seul valable, alors qu'il n'est pas encore soumis à Enquête Publique et que les zones de bruit ont été décidées sans avoir été définies en fonction du bruit réel, mais à partir de décisions unilatérales et virtuelles complètement éloignées de la réalité, concernant les décollages et les atterrissages en particulier.
Alors qu'une école et un hôpital sont à proximité. Alors que la Croix Sonnet comme Saint Gatien des Bois et les alentours, sont des lieux d'habitat déjà en augmentation de population de plus en plus exposée aux nuisances et au Bruit, cette "saleté" universelle, cette pollution insupportable, contraire aux choix et à la volonté de la majorité des habitants, et imposée à coups de taxes et d'impôts régionaux et locaux de plus en plus lourds.
Le Maître d'Ouvrage, à l'origine, a été la Municipalité de Deauville qui a voulu, à partir d'un aéroport Municipal, "élucubrer" (non, ce verbe n'existe pas, mais il traduit la manoeuvre) un aéroport International qui d'étapes en étapes, à force de combinaisons financières avec les Régions de Basse et Haute Normandie (à qui, finalement, profite le crime ?) est devenu un fléau artificiel et nuisible en tous points au vrai développement harmonieux de tout le Pays d'Auge.
Editorial de juillet 2007
Ce mois de juillet aura été marqué sur un plan aéronautique par l'accident de l'AIRBUS A320 à SAO POLO au Brésil. Toutes les autorités Brésiliennes savaient que la piste est dangereuse et que l'espace autour de l'aéroport a été grignoté par l'urbanisation : la ville s'est agrandie autour de la zone aéroportuaire peu à peu et personne n'ignorait qu'il y aurait un jour ou l'autre un crash qui ensevelirait sous les décombres de l'avion et des constructions, 200, 300 personnes. Qui pouvait le savoir ? qui pouvait prévoir ? Comment deviner que la "fatalité" toujours utile pour jeter l'anathème sur "l'autre", surviendrait pour carboniser, exploser, dissoudre des centaines d'enfants, d'adultes, de jeunes avides de vivre et d'être heureux ? Hein ? Qui pouvait savoir ?
La réponse, bien sûr, est connue. Ceux qui DEVRAIENT SAVOIR, ce sont les responsables qui ont programmé l'envahissement de la ville sur la zone aéroportuaire ou qui ont laissé faire, voire encouragé l'installation de cette machine infernale, faisant passer sans vergogne, en toute impunité et sans hésitation le devoir de leur charge et l'intérêt qu'ils DEVRAIENT PORTER à leurs concitoyens APRÈS les soi-disant avantages économiques toujours servis sous couvert des intérêts qui les guident pour une raison ou une autre.
Ils peuvent bien prendre des airs compassés et essayer d'expliquer avec leur cynisme habituel "qu'il faut bien payer un tribut au progrès"...
Il faudra enfin que les conséquences de ces accidents qui ont pour cause le manque de sens de responsabilité de leurs auteurs et non pas forcément des erreurs de pilotage ou d'imprévisibles fatalités soient divulgués et sanctionnées. Nous venons d'apprendre dans un autre domaine, l'accident de cet autocar polonais qui s'est écrasé au fond d'un ravin parce que le tracé d'une route ne pouvait qu'être mortel. Pourquoi l'avoir conçue comme telle ? Qui sont les responsables de l'aménagement raté de ce tracé ? A quoi sert-il de l'avoir réalisé si c'est pour l'interdire à certains véhicules, il n'y a pas que des autocars qui peuvent avoir des problèmes de freins, d'après les riverains, cette route est en permanence la cause d'accidents mortels. Quand rendra t-on enfin pour responsables les initiateurs, décideurs et réalisateurs de ces pièges à vies humaines avant d'aller clouer au pilori des boucs émissaires qui ne font que subir et souvent, payer de leur vie, le cynisme des vrais responsables ? Des routes de montagne, il y en a partout et elles ne sont pas toutes mortelles...
Chaque fois que les gouvernements veulent recenser les "points noirs" des voies routières dangereuses, les technocrates de l'Equipement prétendent la main sur le coeur qu'il n'est pas question de mettre en cause leur savoir-faire et ils rejettent systématiquement la faute sur les usagers... C'est scandaleux.
Pour ce qui concerne les transports aériens, il faut se rappeler l'accident du Concorde à Roissy : il a fallu toute la pugnacité des avocats américains qui n'ont rien voulu entendre des éternels "Pas Nous, pas nous, c'est le pilote", jusqu'à ce que le nez du personnel des services d'entretien de l'aviation Civile soit mis sur la fameuse barre de fer qui avait été laissée sur la piste par manque de vigilance. Pour une fois, la faute est bien retombée là où elle devait l'être. Ce qui n'est pas le cas pour le crash du Mont Ste Odile.
Il faudrait qu'il soit légiféré sur le fait que les riverains ont droit à une protection concernant non seulement leurs biens, mais aussi leur sécurité et leur vie et que cette prise en compte soit appliquée dans tous les domaines des transports qui sont de plus en plus omniprésents dans nos sociétés.
Editorial de juin 2007
Les riverains sont de plus en plus exposés au bruit et à la pollution :
Comme chacun peut le constater, les réalités écologiques prennent peu à peu le pas sur les arguments économiques à un niveau National et Européen. D'autant qu'elles n'ont rien d'antinomiques, au contraire, puisque c'est grâce aux activités engendrées par l'Environnement que de nombreuses professions nouvelles et bénéfiques se développent à tous les niveaux, et dans de nombreux domaines.
C'est pourquoi il faut que les responsables du vrai Développement économique, c'est à dire les acteurs influents de l'évolution d'une société moderne basée sur des réalités qui prennent en compte à la fois le dynamisme économique et la réalité écologique, se mettent sérieusement en mouvement pour tracer les fondations d'une construction bicéphale en dehors de laquelle il n'y a plus de salut. C'est ce que veulent maintenant les populations qui vivent dans notre pays, et dans pratiquement tous les pays civilisés.
Il faut donc que se mettent en marche, les associations, les dirigeants responsables, les autorités compétentes, à tous les niveaux, y compris au plus haut niveaux, pour entreprendre cette politique de protection et de sauvegarde de nos lieux de vie et de ce magnifique cadeau qui nous a été donné, la Terre, il n'y en pas d'autre de rechange, en tous cas pour quelques générations...
Voilà donc un sujet de réflexions pour nous tous, qui vivons dans cette région du Pays d'Auge, il faut penser que le modeste et pourtant pugnace travail entrepris depuis plus de quinze ans n'a pas été inutile, même si la prise de conscience a été difficile et que l'on a tenté systématiquement de la refouler dans une sorte de réserve d'Indiens attardés parce que nous avons dérangés les plis d'une pensée "inique", sous des prétextes fallacieux et des prises de position totalitaires : comme les plis d'un pantalon, il est très difficile de les effacer quand ils sont là depuis longtemps, mais il faut pourtant le faire.
Il ne s'agit évidemment pas de transformer complètement nos modes de vie, mais pour prendre un exemple précis, en quoi est-il utile et bénéfique de développer le trafic d'un aéroport situé dans un site inscrit, protégé, classé, véritable usine à C02, à bruit, à pollution et à risques en tous genres pour les habitants, alors que sans déranger personne, il existe deux autres aéroports à moins de 40 km. de là qui peuvent remplir leur fonction économique, industrielle et touristique en desservant des populations de près de 600 000 habitants à elles deux ? Encore une fois, pourquoi continuer à vouloir créer un aéroport devant chaque ville, chaque village, chaque hameau, chaque porte ? C'est non seulement une gabegie avérée qui coûte trop cher aux contribuable, mais c'est exactement le contraire d'une politique saine, intelligente et moderne.
Editorial de mai 2007
Les périodes électorales ne sont pas terminées, il ne faut donc pas s'attendre à ce que les projets en suspens concernant le Plan d'exposition au bruit soient remis sur le tapis actuellement, il y a également les avis des Commissaires enquêteurs qui devraient être rendus concernant les Plans d'urbanismes, qui sont forcément liés au Plan d'exposition au bruit. Jusqu'à présent cette obligation ne semblait pas être à l'ordre du jour dans l'esprit de la Chambre de Commerce en tous cas.
Par ailleurs, les requérants, au nombre de 12, qui ont déposé un recours devant la Cour Européenne de Justice en 2004, en invoquant le non respect de la cause Environnementale et le non respect des droits des riverains en ce qui concerne les atteintes à leur Patrimoine et les atteintes à leur intégrité physique et morale, sont avertis que leurs mémoires ont été jugés recevables par la Cour, depuis le mois d'avril.
Ce qui signifie que La Cour Européenne a admis le principe de la recevabilité de ces plaintes. Maintenant, c'est à l'Etat Français de répondre à la Cour, et un jugement sera rendu par la suite, un droit de complément d'information nous étant accordé, en réponse aux remarques de l'Etat.
Nous avons entamé cette procédure en restant fidèle à notre engagement, qui a toujours été de poursuivre ce combat "jusqu'au bout"... Cette fameuse phrase qui ponctue bien souvent les discours marquant la détermination de bien des défenseurs de l'Environnement, en particulier, et des défenses des droits du citoyen en général, lorsqu'il n'arrive pas à se faire entendre... ! Nous l'avons fait sans trop y croire, et pourtant... trois ans après, nous apprenons cette bonne nouvelle. Bonne nouvelle quelque soit l'issue, cela veut dire que nos longues, longues, très longues luttes et bagarres , étaient fondées, car la Cour Européenne accepte très rarement de s'impliquer dans des procédures concernant les riverains d'aéroports. Cela veut dire que nous avons raison de défendre NOIS DROITS, dont personne, y compris les Tribunaux administratifs, mais surtout les maîtres d'ouvrages et décideurs régionaux, n'ont voulu tenir compte. Voilà pourquoi ce succès est pour l'ADRAD et ceux qui sont allés "jusqu'au bout" une très bonne nouvelle.
Des dizaines de millions de francs (avant 2000) et des dizaines de millions d'euros ont été jetés par poignées pour faire croire à une utopie coûteuse, aux risques et périls des riverains et de l' environnement de tous, à nos dépens et aux dépens de nos patrimoines fortement dévalués et pour certains, devenus pratiquement invendables.
La saison commence, cela veut dire que les vols charters et les vols "à bas prix" vont évidemment perturber notre vie et celle de nos résidents secondaires. Il vous appartient de signaler par e-mail les excès que vous pourrez constater, ou par courrier adressé à l'ADRAD en mairie de Saint Gatien des Bois.
Notre procédure concernant la création du Syndicat Mixte est en cours devant le Tribunal Administratif de Caen.
Il faut savoir que les résultats finalement obtenus au fil du temps ne nous arrivent pas par l'opération du Saint Esprit, seulement, mais par un très grand travail de persévérance et de suivi des dossiers, il faut quand même que cela se sache. Il faut aussi préciser que la mobilisation qui ne s'est pas démentie au cours de toutes ces actions a été déterminante, il ne faut donc pas relâcher notre détermination et rester très vigilants. A bientôt !
Editorial d'avril 2007
L'attention des français est mobilisée par les élections. L'Adrad, après avoir été sur le pont durant ces deux dernières années, retrouve un peu de calme en ce moment. Mais nous veillons. Pour preuve, nous avons fini par recevoir le procès-verbal de la commission consultative du 19 OCTOBRE, six mois après, rédigée non pas par la Préfecture, mais par la Chambre de Commerce d'Honfleur. Vous trouverez dans la rubrique "actualités" l'intégralité de notre réponse.
Par ailleurs, il semble que les projets d'urbanisation sur la Croix Sonnet aient été revus à la baisse. Pour l'instant, l'avis des commissaires enquêteurs est en suspens, et c'est une bonne nouvelle pour l'ADRAD.
Encore faut-il faire le point de ce qu'il en est exactement, nous devons attendre. Je crois que nos différentes interventions, ajoutées à d'autres, ont fini par faire réfléchir les maîtres d'ouvrage en tenant davantage compte de l'ensemble des problèmes soulevés par ces nouveaux P.O.S. (plans d'occupation des sols), tant au niveau de l'habitat, des voies d'accès, de la circulation, des zones sensibles, des zones naturelles agricoles que des zones de bruit que tout développement d'urbanisation amène dans une région littorale et touristique. Pas de nouvelles de l'enquête Publique sur les modifications du Plan d'Exposition au Bruit, la grande presse qui semblait agiter les protagonistes de toutes ces questions semblent s'être mis au point mort pour l'instant.
Le dossier juridique concernant le Syndicat Mixte mis en place par les Régions et le Maire de Deauville est maintenant devant le Tribunal Administratif de Caen, nous sommes débarrassés de RYANAIR, mais nous savons que les budgets existent et que d'autre compagnies peuvent être démarchées : les budgets versés aux Régions sont considérables dans leur globalité, alors, nos impôts doivent diminuer et non augmenter pour servir les causes d'intérêt général, et non d'intérêts particuliers. Par exemple, servir la cause du Développement Durable, des suppressions des nuisances existant déjà, de l'entretien des forêts, de la protection de nos sources et rivières, de la réhabilitation des routes qui s'effondrent sur le littoral, de la réalisation de bassins d'orage qui devaient être faits et qui ne l'ont pas été, de la consolidation des collines qui glissent et mettent les populations en danger. Ce ne sont que quelques exemples. A toutes ces questions, la réponse est : "ça coûte cher". Très bien, le syndicat mixte doit élargir ses objectifs s'il veut continuer à exister et à utiliser NOS DENIERS pour des causes qui nous concernent directement !
Aussi, n'oubliez pas, vous devez rester vigilants. Et si l'ADRAD vous demande de nous réunir, venez, et venez nombreux, l'efficacité de cette attitude de sauvegarde a déjà fait ses preuves et elle doit continuer chaque fois que nécessaire...
Editorial de mars 2007
Il est certain que le transfert de certains pouvoirs aux Régions, amorcé depuis plusieurs années, montre au fur et à mesure de ses mises en place, de nombreuses difficultés techniques et des applications sur le terrain bien éloignées des affirmations de principe présentées aux citoyens comme de grands avantages qui leur étaient donnés, basés sur une plus grande démocratie dans les régions, un rapprochement entre le peuple et leurs dirigeants, une plus grande souplesse dans les articulations de décisions, un meilleur consensus entre les populations et leurs élus.
Peut-être. Tout dépend de l'usage qui en est fait et de ce qu'en font les utilisateurs. En somme-nous bien bénéficiaires, finalement ? En fait, il apparaît clairement que dans de nombreuses régions, les faits contredisent ces effets d'annonces. Les décideurs régionaux se croient autorisés à prendre des décisions unilatérales, c'est le cas en Normandie, Haute et Basse, et la décision de transformer l'aéroport de Deauville en aéroport unique de Normandie en fait la démonstration.
Il apparaît que cette mise devant le fait accompli se soit soldée par un échec. En effet, les décisions de ce type font abstraction de l'ensemble des questions qui se posent aux territoires, comme par exemple des conséquences qui peuvent en découler sur l'ensemble du trafic aéroportuaire Normand, du devenir des villes gérant des bassins d'activité de grande importance qui ont bien évidemment besoin de leurs moyens de communication commerciaux : favoriser un aéroport de petit trafic et sans grands débouchés économiques est un non-sens et la réalité commerciale vient d'en apporter la preuve.
D'autant que si cette décision unilatérale avait été prise dans un objectif réel de développement économique et financier des deux Régions normandes, il est clair que c'est l'aéroport de Caen Carpiquet détenteur du leadership des aéroports Normands qui était tout indiqué.
Pour finir, comme il a été beaucoup dit et redit et dont il n'a pas été tenu compte, c'est le marché qui décide, rien ne se décrète dans ce domaine, sans tenir compte de ce qui est nécessaire, utile, et adapté à la situation dans tous ses aspects.
Alors ???? Alors réfléchissons bien aux situations semblables qui peuvent et vont se poser, qui coûtent très cher et créent des situations conflictuelles contraires aux équilibres de bonne gestion et aux équilibres tout court. Et soyons très vigilants.
Editorial de février 2007
Nous pouvons être heureux, et au vu des réactions unanimes, nous le sommes...!!!
Ryanair et ses Boeings 737-800, avec ses 312 mouvements de décollages et d'atterrissages par an, va planter ses nèfles ailleurs ; au passage il faut saluer la capacité d'analyse, de déduction et de synthèse dont a fait preuve Michaël O'Leary, son Président, en décidant de jeter l'éponge.
Hélas pour les quatre ou cinq (en comptant l'arrière-garde) seuls décideurs de l'aventure aéroportuaire de l'aéroport de Deauville Saint-Gatien, le constat n'est pas le même. La grenouille ne deviendra pas un boeuf, en tout cas, elle n'en est pas sur le chemin, et le "crash" est de taille : nous avons tous entendu des affirmations péremptoires, des assurances certifiées conformes, la main sur le coeur, des gonflements de statistiques qui devaient convaincre, le tout délayé dans des campagnes médiatiques rarement exploitées dans de pareilles proportions, il faut le dire, en saluant tout particulièrement France 3 Normandie Caen au passage, qui mériterait plus d'un blâme pour le non respect de l'équité dans le partage de l'information sur un sujet aussi important et sensible.
Il existe dans cette région, une façon très particulière de considérer la démocratie, cela dure depuis quelques décades, et rien ne progresserait si des associations comme la nôtre, et d'autres, des partis politiques courageux, des élus, des maires ou tout simplement, des habitants et résidents, obligés de se battre, dans la légalité pour faire entendre leurs voix de citoyens et de contribuables, malgré toutes les difficultés dressées sur leur chemin, n'existaient.
Le Pays d'Auge doit se développer, nous en sommes tous conscients, mais sans le "dénaturer", parce que la richesse de cette région dépend aussi de notre environnement, de notre tourisme de qualité, et de la grande faculté de ses habitants de s'adapter à faire respecter un équilibre entre l'économie et le respect des habitants et de leur environnement, précieux atout envié par beaucoup.
Nous avons encore des "fers sur le feu". Pour aujourd'hui, soyons heureux et remercions-nous les uns et les autres, d'ici et d'ailleurs ; nous devons rester sur le qui-vive, nous n'avons rien à subir au nom de l'on ne sait quel absurde caprice injustifié, le Pays d'Auge " ça se mérite" !...
Editorial de janvier 2007
Avec un peu de retard, mais le coeur y est : Bonne Année à vous tous qui défendez les bonnes causes, vos droits comme vos devoirs, qui aimez votre région et tout ce qu'elle apporte... encore.
Je vous souhaite de conserver votre volonté de la défendre contre tous ceux qui veulent imposer leurs droits, ceux qu'ils ont et même ceux qu'ils n'ont pas, et qui empruntent parfois des chemins très détournés pour le faire. Je vous souhaite aussi de garder et de développer votre clairvoyance pour ne pas "gober" les campagnes d'intox dont on nous abreuve sur le sujet de l'aéroport.
Et bien sûr, mes meilleurs voeux pour tous ceux que vous aimez pour 2007.
Cette année, l'arrivée de Ryanair va nous permettre de poursuivre notre action juridique et de connaître le montant des fonds qui vont leur être attribués par le Syndicat mixte, c'est à dire par nos deniers, pour utiliser leurs pratiques habituelles sur l'aéroport de Deauville.
Mais le Havre et Caen sont eux aussi organisés pour permettre à leur clientèle de voyager sans avoir à plonger, de la même façon en tout cas, dans la poche du citoyen contribuable. A bon entendeur, SALUT.
Il n'est pas certain que le Tribunal Administratif de Caen nous donne raison pour le premier tour puisque c'est l'arrêté Préfectoral autorisant le Syndicat Mixte que nous avons dû attaquer dans un premier temps. Mais ensuite, ce sont des effets négatifs inutiles et coûteux que ce Syndicat Mixte entraînera sur cette région sur tous les plans, en particulier sur le plan financier puisqu'il s'agit de financement de collectivités locales favorisant des intérêts privés.
Le deuxième point à suivre sera la révision du Plan d'Exposition au bruit.
J'en reparlerai plus tard, mais sachez que les zones de bruit " très fort : A" et "fort : B" sont cantonnées maintenant sur la longueur de la piste seulement, sur laquelle il n'y a pas d'habitations que je sache ; en revanche, les habitations dans l'axe de la piste, côté Saint Gatien comme côté Trouville, y compris la Croix Sonnet, sont en zone "C", qualifiée "bruit faible" et donc constructible dans de nombreux cas qu'il suffira de présenter d'une certaine manière pour en faire ce qu'il plaira par la suite.
En clair, plus les prévisions d'extension du trafic augmentent, plus les zones de protection du Plan d'Exposition au Bruit rétrécissent. Et nous devrions payer des impôts supplémentaires pour de telles... aidez-moi à trouver le mot ?
C'est comme pour les golfs vous savez (il en manque paraît-il dans la région) qui sont autorisés en zones protégées pour y construire ensuite des ensembles immobiliers... Le cas vient d'être cité du côté d'Annebault, sur des terres prises aux agriculteurs avec l'aide de la SAFER.
Et à Saint Gatien, le même type de projet qui avait été refusé il y a quelques années a de fortes chances de voir le jour.
Certes, le Pays d'Auge doit se développer. Mais il semblait que cela devait se faire dans le cadre d'un développement durable, c'est à dire en équilibre avec l'environnement, l'économie et les populations... qui paient beaucoup d'impôts locaux et de taxes d'habitations dans cette région en particulier. Alors, ne vous endormez pas car tous ces projets sont le plus possible "sous la housse".
Je vous signale que le "Pays d'Auge" fait passer plus facilement les courriers dans la rubrique "le courrier des lecteurs" ; je sais que certains n'osent pas écrire : ça n'est pas à vous d'avoir peur, c'est toujours à vous de dire ce que vous pensez. Merci.
Donnez l'adresse du site au plus de monde possible. Merci. Nous ferons une réunion au moment de l'enquête publique sur le Plan d'Exposition au bruit.
C. Célice.
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