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La pollution

D'après le site de la DGAC (direction générale de l'aviation civile) dont on ne peut pas dire qu'elle ne fait pas partie des lobbies de l'aviation civile, un Paris-New York coûte pour une seule personne une tonne de CO2 pour un aller-retour, et également une tonne pour 6 allers-retours Paris-Marseille.

D'après l'UFCNA (Union Francilienne Contre les Nuisances Aériennes), les moteurs d'avion produisent diverses émissions, tels que des oxydes d'azote (baptisé Nox) monoxydes de carbone (CO), hydrocarbures (Hc) dioxyde de soufre (SO2), des suies, du dioxyde de carbone (CO2). Délicieux cocktail, bon appétit !

Le monoxyde de carbone (CO) est un poison pour l'hémoglobine. Les oxydes d'azote (Nox) et de soufre sont des gaz très irritants pour les voies respiratoires. Les hydrocarbures imbrulés (Hx Cy) et les suies sont réputés cancérigènes et il est évident que l'ensemble de ces émissions toxiques sont plus dangereuses à proximité des pistes, mais lors de manifestations de pluies ou de brouillards, de nombreuses zones peuvent être affectées.

De nombreux rapports préconisent des recommandations pour stopper en urgence les émissions polluantes du trafic aérien sur un plan local, régional et global. En exemple l'aéroport de Zürich qui a adopté l'aéroport comme étant une bulle environnementale, à considérer comme une source industrielle polluante, et de calculer la globalité de ses émissions en respectant les seuils recommandés par les directives européennes.

Il sera toujours possible aux lobbies de nous répondre que la qualité de l'air ne dépend pas uniquement des avions, et qu'il existe d'autres sources de pollution très importantes. Ils peuvent le dire. Mais nous pouvons leur répondre que les aéroports constituent une concentration et une quantité effrayante d'émissions toxiques parmi les plus dangereuses qui soient, à un niveau tel qu'il a fallu des décennies pour faire enfin une brèche sur le voile pudique jeté sur ces dangers soigneusement occultés. Exemple : comment se fait-il que des tonnes annuelles de «suies» soient diffusées partout et spécialement dans nos poumons, particulièrement quand le soleil, la pluie ou le brouillard se manifestent, ce qui fait tout de même de nombreuses conditions pour nous mettre en danger, sans qu'aucune étude quantitative ne soit faite, au moins sur les sites sensibles ???
Il va falloir répondre messieurs les dirigeants des lobbies, ça n'est pas une demande, c'est une exigence.