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Plan d'Exposition au Bruit (P.E.B.)

Le plan d'Exposition au Bruit est une procédure que nous avons peu expliquée parce que, concoctée en 1982, elle n'a pu être attaquée en justice, les délais de procédure étant totalement dépassés en 1990, année de l'enquête publique concernant l'allongement de la piste.

Le temps a passé mais il faut réviser un P.E.B. tous les 15-2O ans et beaucoup plus rapidement si le trafic évolue. En 1982, le Plan avait anticipé l'évolution du trafic jusqu'en 1995.

Il est mis en révision en 2006 seulement. Le PEB a pour but de définir les zones de bruit autour des aéroports et de les classer en zones de bruit fort (zone A et B) puis moins forte (zone C et maintenant D) qui est une sorte d'alibi fourre-tout qui peut faire croire que les zones de protection contre le bruit sont largement prises en compte, mais qui autorise en fait l'urbanisation  de  zones de nuisances réelles avec la bénédiction des pouvoirs publics.

Ces zones de bruit sont définies en fonction du trafic, du nombre de mouvements d'avions et du nombre de décibels induites. Leurs fonctions sont de limiter ou d'interdire de nouvelles constructions pour ne pas y exposer les populations à subir les nuisances dues au bruit. Seules les habitations existant déjà y sont autorisées et certaines constructions peuvent être admises en zone C si elles sont  liées à des activité commerciales ou aéroportuaires. Ça, c'est la loi.

Mais ici, la loi, c'est le passe-droit et les astuces pour contourner la loi deviennent la règle :
Le Plan proposé est  de supprimer les zones A et B en les situant uniquement sur la longueur de la piste. Là, évidemment, difficile de construire. Par contre transformer la zone B renvoyée sur la piste, en zone C qui devient tout à coup constructible et de changer la zone C en zone D qui pourra devenir totalement constructible, ça c'est une astuce à laquelle il fallait penser…
La classification légale permet aux riverains situés en A et B d'obtenir des indemnisations ou des équipements protecteurs contre le bruit (double vitrage, etc.) lorsque les tribunaux jugent "qu'ils subissent des nuisances jugées anormales". Ce qu'ils n'ont pas reconnu en ce qui nous concerne, mais c'était en 1995-1997.
Aujourd'hui, le trafic est en voie d'expansion,  les vols charters existent pratiquement toute l'année, et l'on nous chante sur l'air des trompettes d'Aïda que l'aéroport de Deauville devrait devenir l'UNIQUE aéroport de Normandie en canalisant tous les autres trafics.

Ce serait plus clair s'il était possible de vous montrer ce plan, mais aussitôt présenté lors d'une réunion sur le sujet, il a été ramassé, sans doute pour que les personnes concernées n'aient pas la démonstration sur plan de l'énormité de la manœuvre.

Aux questions posées, une seule réponse, et il faut un certain culot pour la faire, "les avions d'aujourd'hui ne font plus de bruit"….
Sauf que, relevé par l'expert, un Boeing 737 fait tout de même entre 100 et 130 décibels au décollage en zone A comme en zone B avec quelques variations qui dépendent de leur altitude, du vent, de l'inclinaison de l'avion etc. et nous avons trouvé l'équivalence de ces calculs en décibels avec les calculs en Lden qui nous ont été montrés.

Bref, nous en reparlerons. L'enquête publique, elle ne peut être passée à la trappe, alors il faudra y participer le moment venu. Nous en reparlerons.